Le grand silence de la mare

À la mare, Néro rêve d’un concert… mais les bruits du printemps ont leur propre musique.

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Illustration — Le grand silence de la mare, partie 1

Néro tremble avant son premier concert. Kiwi lui promet de peindre une grande affiche pour inviter toute la mare. « Tu verras, on t’écoutera ! » Kiwi peint une affiche éclatante : « Concert de Néro, ce soir ! » Les animaux du bord de l’eau commencent à s’approcher. Néro joue sa première note. Mais les roseaux sifflent : fiiiou, fiiiou ! Kiwi agite les ailes. « Chut, les roseaux ! » Néro recommence. Bzzzz ! Les insectes bourdonnent plus fort que sa mélodie. Kiwi court après les bruits, sans réussir à les rattraper.

Puis la pluie tombe. Ploc, ploc, ploc ! Les gouttes éclaboussent les nénuphars et couvrent encore la musique de Néro. Kiwi essaie tout : un doigt levé, un grand chapeau, même un panneau « Silence ! ». Rien n’y fait. La mare chante de plus en plus fort. Alors Néro ferme les yeux et joue quand même. Sa petite musique se glisse entre les sifflements, les bourdonnements et les plocs. Personne ne semble l’entendre. Kiwi écoute autrement. Il peint les sifflements en longues lignes, les bourdonnements en petits points, les plocs en ronds dansants. « Néro, joue avec la mare ! » Néro chante. Les roseaux sifflent, les insectes bourdonnent, les gouttes dansent. Cette fois, tous les animaux écoutent : le concert est devenu la chanson de la mare.

Illustration — Le grand silence de la mare, partie 2

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